Archives Mensuelles: juillet 2014

Sans langue de bois

Mais avec subtilité !

Utiliser la langue de bois c’est comme noyer le poisson, ça veut dire qu’au lieu d’aller droit et but et de dire ce qu’on a à dire on utilise des phrases à rallonge et on finit par réussir à ne pas répondre à la demande ou à la question initiale, voire même, si on est très très doué, à faire oublier à notre interlocuteur qu’on a pas répondu à son attente.

Alors forcément, il est des personnes qui manient cet exercice avec un grand art (n’empêche qu’une langue de bois, pour rouler une pelle, ça doit pas être ce qu’il y a de plus simple ! J’en conclus donc que tous les grands menteurs sont de piètres partenaires !).

Ou s’arrête la langue de bois et où commence le mensonge (le mensonge par omission quoi) ? on évite de dire pour ne pas assumer ? On évite de dire pour ne pas avoir à mentir plus encore ?

Là où ça dérape c’est quand le mensonge devient volontaire, lorsque l’on ment pour ne pas avoir à être honnête avec la personne qui est en face de nous, lorsque l’on ment sur des conneries qui n’en valent même pas la peine. D’autant que c’est souvent sur des conneries qu’on est démasqué … Et puis il y a ceux pour qui mentir est devenu un art de vivre, qui ne savent même plus faire autrement que toujours travestir la vérité, parfois pas beaucoup mais toujours un peu, y a rien a faire !

Chacun d’entre nous a déjà été (et sera encore) confronté à la langue de bois, en le « subissant » bien sûr mais aussi en l’utilisant…

Et oui ! qui peut se targuer d’être d’une honnêteté sans faille ? qui peut dire qu’il a toujours tout assumé et n’a jamais détourné l’attention de l’autre pour ne pas avoir à avouer une vérité qui pourrait blesser ?

Il faut donc parfois user de subtilité…

Encore faut-il en être capable ! Ce sont souvent nous, les femmes, qui en sommes le plus capables, mais il faut dire aussi que bien souvent, c’est nous qui avons besoin qu’on use de subtilité avec nos émotions et nos sentiments (comme si une claque faisait moins mal qu’une baffe quoi…).

Nous, les femmes, nous préférons qu’on nous annonce les choses avec rondeur, finesse, habileté, délicatesse, adresse… (exit le bourrin, le malotru, le goujat et vive l’homme raffiné qui prendra le temps de dire et non pas de balancer !).

Mais nous, les femmes, ne supportons pas pour autant le mensonge ou la dérobée, les excuses à deux balles ou les prétextes à la con (quelle femme n’a jamais entendu « je te quitte mais c’est pas toi, c’est moi… » le pire étant quand il ajoute « tu es quelqu’un de bien » ou encore « je ne te mérite pas »… nan mais allo quoi !).

C’est clair nan ?

 

 

 

« Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défit l’esprit grossier du mâle à l’affût »    –    Carlos Ruiz Zafὀn

 

 

han merde !

Bon… comment vous dire ça sans m’attirer les moqueries et les railleries ? Je crois qu’il n’y a pas de solution donc je me lance, je me jette à l’eau, j’avoue, je confesse… j’ai acheté un magazine féminin pour les quinquas !
Je l’ai acheté à cause de la couv’ qui annonçait « faisons nous l’amour comme des bêtes ?  » à droite et « psycho-test : ce que nos chaussures disent de nous » à gauche… voilà… j’étais cernée, bloquée, obligée d’acheter ce magazine ! A ma décharge je ne connaissais pas du tout ce magazine et il m’était impossible de savoir qu’il était destiné aux quinquas (bon, ok… j’aurais du voir l’autre accroche en couv’ : « surmonter les bouffées de chaleur en été  » oupsssss… acte manqué ? ).
En même temps, autant que je les lise maintenant les magazines pour les quinquas, si ça se trouve je n’atteindrais jamais cet âge canonique que sont les 50 ans à mes yeux… vous vous êtes déjà vraiment imaginés à 50 ans vous ? moi non, j’ai le (pré)sentiment que je mourrai avant ça, je n’arrive pas à m’envisager vieille un jour ! Ma santé n’étant pas ce que l’on pourrait qualifier d’excellente (ni même de bonne d’ailleurs…) il est évident que ça incite à plutôt se projeter sur une mort pas trop tardive hein !
Ouais les médecins sont souvent optimistes, mais ils sont payés pour ça nan ? Le toubib il va pas vous démoraliser d’entrée de jeu, le but étant qu’il veut faire de vous un challenge (bon, j’en ai connu un, très brièvement, qui n’en avait rien à foutre de ma santé hein ! ) ! Y en a un qui m’a dit une fois « après tout ça vous serez superbe vu de l’intérieur », ouais ouais ouais sauf que la beauté intérieure si t’as pas les seins refaits ça sert à rien !
Mais revenons en a nos rides et bouffées de chaleur à venir ce fameux test sur ce que disent nos pompes (ben ouais c’est quand même surtout pour ça que je l’ai acheté ce magazine ! )
Le résultat du test est donc très clair me concernant :  » en escarpins, féminine et sexy (j’adore déjà ! ). Les années ne vous ont rien fait céder côté séduction (ouais… la normalement j’ai 50 balais…): votre envie de plaire, vous l’affichez clairement, sans le moindre complexe. Vous optez le plus souvent pour des tenues chics et assez habillées. Vous cultivez une féminité de bon goût (merciiiiii) sans pour autant vous interdire des touches sexy (ben nan c’est clair ! ). Pour vous une femme se doit de respecter certains codes vestimentaires, il y a ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Vous êtes une femme de règles et de principes (uhhhh disons que ces derniers mois les principes euh… j’ai surtout appris qu’il fallait souvent les contourner ! ) ! Votre allure d’executive woman ne doit rien au hasard : vous êtes une battante, parfois même un peu dominatrice (ah ouais ? J’ai hâte de voir ça tiens ! ). Votre vie, vous en avez saisi les rênes depuis bien longtemps et vous la conduisez à votre guise, sans laisser personne se mettre en travers de votre chemin »
Alors, ce qui concerne mon supposé côté Xena la Guerrière me laisse dubitative quand même mais j’ai trouvé le résultat assez drôle ! D’autant que les 3 autres possibilités de résultat ne collaient pas du tout à la personnalité !
Je l’ai donc acheté et lu ! et bien j’ai été très agréablement surprise de le trouver si intéressant et si bien fait !
OMG ! Serais je déjà une quinqua dans un corps de pas encore quadra ? Heeeeelllllppp !!!


« Personne n’est jeune après quarante ans mais on peut être irrésistible à tout âge » – Coco Chanel

Boules Vs bulles

Celles qu’on a dans le ventre parfois, celles qui nous font remarquer que ce que l’on vit à l’instant est suffisament fort pour avoir un réel impact physique à l’intérieur de nous.

Alors les boules, c’est le poids, le lourd poids qui pèse sur les épaules et nous donne l’impression d’avoir des chaussures de 10 kilos chacune aux pieds, c’est l’angoisse qui prend vie et qui prend forme, qui prend toute la place dans notre esprit comme dans nos entrailles.

C’est aussi ce qui nous empêche de vivre et même parfois de respirer normallement, c’est que qui fait qu’il est impossible de se concentrer, de penser à autre chose.

C’est ce qui occupe toutes nos pensées, le jour comme la nuit, à chaque instant.

Tout tourne autour de cette boule, le moindre détail du quotidien nous ramène vers elle, la moindre contrariété prend des proportions énormes et contribue à l’accroissement proportionnel de cette boule. Les gens normaux se demandent alors pourquoi on « pète un plomb pour si peu »… ben parce que le si peu vient alourdir encore un peu le déjà énorme peu, le trop beaucoup qui nous persécute ! (mais si c’est parfaitement français le  déjà énorme peu et le trop beaucoup !).

Les bulles en revanche c’est super agréables, la sensation des petits papillons qui chatouillent le coeur et le reste du corps. On se sent pousser des ailes, prêts à s’envoler, à rejoindre le nuage qui nous attend et sur lequel on va vivre des instants magiques, puissants, forts sans savoir ce qu’ils seront ni ce qu’ils dureront.

Les bulles ça transcende le reste, tout ne devient plus que détail insignifiant, plus rien n’est grave.

Les bulles sont pétillantes, éclatent avec joie et sont positivement contagieuse sur l’humeur.

Mais qu’il s’agisse de boules ou de bulles, elles nous prouvent que nos sensations sont tellement décuplées que notre corps réagit, elles nous font savoir que l’on est vivant. Même si parfois c’est un peu la bataille…

 

 

« Les fortes émotions nous apportent en un instant ce que nous aurions mis des années à découvrir »    –    René Chicoine

 

 

 

 

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