Archives Mensuelles: avril 2014

Les p’tits riens

qui m’agacent !

On a tous des choses qui nous tapent sur le système nerveux et qui nous gonflent prodigieusement…

On parle bien sûr de détails… finalement c’est bien le pire !

Les gens qui agitent les jambes lorsqu’ils sont assis sur une banquette et que je suis assise sur cette même banquette, ceux qui tapotent sur la table de manière impatiente sans même s’en rendre compte, ou encore ceux qui appuient sans discontinuer sur le bout de leur stylo dans un cliquètement atroce…

Les journalistes qui entrecoupent les mots de manière tout à fait inadaptée et inopportune « nous sommes dé-euhhhh-solés de cette interruption » (pas autant que moi !), et ceux qui se perdent sur leur prompteur et n’ont pas le bon rythme d’élocution, rendant quasiment incompréhensible la moindre information,

Le matin où je me réveille en sachant que j’ai fait un cauchemar (dont je ne me souviens absolument pas) mais qui me fait passer une mauvaise journée, qui fait que je ne vais pas bien, sans même savoir pourquoi,

Les fautes d’orthographe, de syntaxe, de grammaire qui pullulent sur les bandeaux défilant des chaînes d’information en continue « un peu plutôt dans la journée » ,

Les personnes qui terminent un mail par « Cdt » (ndlr : Cdt signifie Cordialement mais ce doit être trop long à écrire…),

Ceux qui mettent sur Facebook tous les détails de leur vie quotidienne et intime (ceux là même qui participent à la prolifération des chaînes de pseudo solidarité qui, si elles sont interrompues, nous promettent de voir s’abattre sur nous une ou plusieurs des sept plaies d’Egypte),

Il y a aussi les gros riens qui agacent, ceux qui blessent, ceux qui font mal, ceux qui rendent triste…

Curieusement ce sont les petits riens qui marquent le plus mon esprit… peut-être parce qu’ils servent à ne pas se torturer pour les gros riens.

Les petits riens sont les arbres qui cachent la jungle des gros riens, les petits riens servent peut-être aussi à se concentrer sur des détails pour oublier ce sur quoi il n’est pas forcément possible d’agir.

J’aurais aussi pu choisir de disserter sur les petits et gros riens positifs, ceux qui réchauffent le coeur, ceux qui font du bien, ceux qui font passer une bonne journée… mais non !

 

 

« L’essentiel c’est de râler, ça fait bon genre »    –    Michel Audiard (Mélodie en sous-sol)

 

%d blogueurs aiment cette page :