Archives Mensuelles: août 2013

« Moi si j’étais un homme

Je serais capitaine, d’un bateau vert et blaaaaaannnnnnc ! »

Merci à Diane Tell pour cette formidable introduction à cet article que je vous signale d’ores et déjà comme totalement et volontairement empreint d’une misandrie non contestable… Alors oui je pourrais m’en excuser par avance… mais je n’en ferai rien, rappelez vous : « moi si j’étais un homme… », un homme ça ne s’excuse pas… moi non plus !

Donc… si j’étais un homme…

Je ferais pipi debout et n’importe où (oui, je crois sincèrement que c’est la première chose qui me viendrait à l’idée !),

Je pourrais m’affranchir de mon heure de brushing / lissage / coiffage et donc… dormir plus longtemps le matin (parce que faut pas déconner c’est la mère qui s’occupe des gosses le matin !),

Je pourrais gueuler au volant contre les bonnes femmes qui ne savent pas conduire / se garer / démarrer / s’arrêter / accélérer / ralentir / embrayer / débrayer / doubler / se rabattre etc… (ben quoi, c’est vrai nan que les hommes savent mieux conduire que les femmes  ?),

Je pourrais faire un paquet d’économies chez le coiffeur (nan parce que coupe / couleur / brushing… (j’en sors juste là ben ça fait mal au compte en banque !),

Je pourrais passer moins de temps dans la salle de bain à la chasse aux poils (j’en peux plus sans déconner …),

Je pourrais regarder toutes les belles nanas qui passent quitte à m’en faire un torticolis, voire même leur sortir des phrases débilitantes de drague type « ton père est un voleur, il a pris toutes les plus belles étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux » (sérieux les filles qui lisent… si vous entendez ça… fuyez hein !!!),

Je pourrais ne pas me soucier outre mesure du galbe que certaines chaussures donnent, ou non,  à mes jambes et ne pas passer des plombes devant mes pompes le matin (enfin sauf peut-être pour les transformistes… ok…),

Je pourrais avoir un rire bien gras et sortir des blagues d’un goût plus que douteux à mes potes de zinc en buvant une bière (les blagues douteuses ok mais le rire gras… nan !),

Je pourrais me caler dans le canap’ les soirs de match avec ma bière (ouais, c’est à se demander si parfois les hommes boivent autre chose…), la main dans le caleçon à faire des commentaires sur ces joueurs franchement mauvais qui courent sur un terrain,

Je pourrais faire semblant d’écouter ma femme quand elle me parle et lui répondre par « hum hum », ou « oui, oui »,  « bien sûr comme tu veux chérie » et lui faire une scène quelques jours plus tard en lui disant que non, jamais elle ne m’a dit que sa mère venait s’installer chez nous pendant 6 mois, que jamais je n’aurais répondu « comme tu veux chérie » parce que je l’écoute toujours et que ça, elle l’a pas dit (on a déjà parlé de la mauvaise foi masculine ou pas encore ?),

Je pourrais encore dire des tas de choses mais je ne peux pas faire une liste exhaustive de tout ce que font les hommes et qui m’exaspère profondément parce que je ne peux pas y passer la nuit (demain je bosse !) mais y aurait à dire…. d’ailleurs… il y aura peut-être certainement une suite à cet article !

 

 

« Le mystère de l’homme, c’est que la femme puisse l’aimer »    –    Henry de Montherlant

Psycho-testologie

Je suis toujours en vacances donc je lis toujours des magazines… c’est un fait !

Les magazines féminins regorgent de psychotests, essentiellement l’été, et le thème tourne systématiquement autour de  : l’amour de notre été (nan parce que faut pas déconner, on va pas non plus se projeter au delà de l’automne hein !) , l’homme de votre vie (siiiii, le meilleur pote du Père Noël !),  ou encore ce que révèle notre style vestimentaire  (non, une fille qui s’habille en noir n’est pas forcément dépressive, il faut le savoir !).

Je vais donc vous livrer le résultat de deux des tests que j’ai fait…

Attention, vous allez tout savoir de mon moi profond, vous allez pouvoir supputer ce qui se dit chez ma psy.

Parce que, oui, ces tests sont absolument infaillibles et reflètent parfaitement et totalement la personnalité de chacune des personnes répondant à toutes ces questions par des ronds, des croix ou tout autre forme qui, associée à une couleur et/ou à un chiffre vont tout nous révéler … Faut déjà avoir un QI minimum pour pouvoir comprendre le mécanisme de comptage des points !

Le premier  : « Etes vous (vraiment) douée pour le bonheur ? » (oui, on l’a déjà dit  : thème récurrent de l’été )

Le résultat, grosso modo, semble indiquer que j’ai le bonheur « interactif »… mouais, je suis d’accord… ça ne veut strictement rien dire ! En lisant le détail, j’ai donc appris que mon bonheur passe par l’autre, que je ne trouve aucun intérêt au bonheur qui n’est pas partagé mais également que j’ai besoin que les autres prennent les devants, fassent le premier pas car j’en suis incapable… Mmmmmhhh (onomatopée qui signifie que je réfléchis…), je serais donc ce qu’il est commun d’appeler une dinde  sans personnalité ! (si, si, là on peut le dire !) .

Le second : « Quelle est votre fashion tribu ? »

Dans celui-ci j’apprends que je suis une fashionista pour qui seules les apparences comptent ou presque et que je ne fais que copier le look des stars que j’adule, telles Victoria Beckham, Kate Moss ou Alexa Chung… Mmmmmhhh … (oui… encore !), je serais donc ce qu’il est commun d’appeler une dinde  sans personnalité ! (si, si, là on peut ENCORE le dire !).

Le troisième test en ma possession étant basé sur des questions concernant l’homme, mais pas n’importe lequel, le mien, enfin… le vôtre, enfin… celui de la nana qui fait le test, et n’étant pas concernée directement ne partageant plus ma vie avec un homme, j’ai pris le parti de me dire que j’allais lire tous les résultats « pour voir ».

Je suis au regret de vous annoncer que certains magazines veulent nous pousser à la rupture mesdames ! Parfaitement ! Quelles que soient les réponses que vous apporterez à ce test, votre homme, votre moitié, l’amour de votre vie (si, y en a qui y croit… et vu ce qu’elles vont lire juste après… autant leur laisser un peu d’espoir !) vous décevra ! Il sera tour à tour manipulateur, imbu de sa personne, un grand enfant ou pire encore : parfait  ! Ce qui vous classe, mesdames, dans la catégorie des nanas qui souffrent d’un complexe d’infériorité !

Pourquoi tant de haine ? Pour pouvoir nous vendre les magazines de l’automne qui auront pour titres possibles : « la rupture n’est pas une fatalité : comment s’en remettre », « Quand votre amour d’été ne donne plus signe de vie : changez d’homme ! », « Les vacances sont finies, vous avez retrouvé votre cerveau et vous vous rendez compte que votre mec n’est pas le bon : quittez le en douceur »… Bref, on peut en trouver des quantités comme ça, je suis sûre que vous avez saisi le principe !

« La psychologie c’est l’art de faire croire aux autres que nous les comprenons »   –   Benoît Gagnon

Sous le sabot d’un cheval

Et oui, les vacances sont (enfin) là ! Et comme toute vraie fille en vacances qui compte bien profiter d’un peu de temps libre pour buller se cultiver, j’ai acheté de quoi lire !

Non, je ne tenterai pas de lire pour la énième fois « A la recherche du temps perdu »,

Non, je n’ai pas prévu de lire non plus un essai philosophique,

Non, je ne compte pas commencer à me passionner pour les livres historiques,

Non, je ne vais pas non plus me mettre à la géopolitique.

Donc, j’ai acheté des magazines !

Oui, des magazines de filles… (ben quoi ? y a des articles, c’est écrit sur des feuilles… donc ça se lit !).

LE thème de l’été  : le bonheur !

Chaque magazine y va de sa digression  mais essentiellement il s’agit de notre propre bonheur, de la façon dont on peut l’atteindre et de la manière dont on peut le garder !

Sauf que… le bonheur, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, ni au rayon « vie heureuse » du supermarché du coin, encore moins sous une armoire, éventuellement, on pourrait envisager (enfin, JE pourrais envisager) de le trouver lors d’une bonne journée shopping pendant laquelle je pourrais disposer d’une carte bleue sans plafond, qui me permette de dévaliser tous les magasins de chaussures et des fringues haut de gamme et … OK, je m’égare !

Il semble donc qu’il faille essentiellement s’auto-psychanalyser, se convaincre qu’on peut le faire et se forcer à aller parfois contre sa nature première. Pour vivre heureux il faut donc le vouloir ? arffff… effectivement c’est évident et facile ! pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt !

Alors… soyons honnêtes, si c’était si simple on ne nous bassinerait pas tous les étés avec ce thème récurrent (comme celui des régimes tous les printemps quoi… c’est cyclique !) puisque chaque être humain sur cette terre chaque fille qui lit des magazines de fille aurait LA recette miracle pour être heureuse et connaîtrait le bonheur ! ce qui induirait une baisse certaine des ventes de magazines, entraînant irrémédiablement des pertes d’emplois et ruinerait une partie de l’économie (oui, nous, les filles, pouvons ruiner l’économie du pays, parfaitement !).

Cette chaîne d’arguments démontre bien qu’on nous prend pour des quiches !

Malgré tout… on a toutes envie d’y croire, vous aussi messieurs qui lisez nos magazines en cachette… donc on continue à les lire… et grâce à nous l’économie du pays n’est pas plus mauvaise qu’elle n’est déjà !

 

« Mon bonheur ayant décidé de jouer à cache-cache, si vous le trouvez avant moi merci de le déposer dans ma boîte aux lettres ! « 

ON est un con

Ça fait plusieurs jours que je m’interroge sur un point que je n’arrive pas franchement à éclaircir !

Je me suis donc naïvement dit que l’écrire m’aiderait à y voir clair… quelle idée stupide !

Mais quel est donc l’objet du débat qui anime actuellement mes neurones, qui occupe également tous mes temps libres ou presque, mes nuits sans sommeil ?

Suis je seulement naïve (je sais que je le suis, ça n’est pas un scoop ça hein…) ou suis je également stupide ?

La naïveté s’arrête ou commence la stupidité… mais où se trouve la frontière entre ces deux notions ? tout est une question de curseur diront certains… je cherche le mien !

La naïveté, enfin… la mienne parce que chaque naïf l’est à sa façon, tient a peu de choses en réalité : je fais confiance à tout le monde et a tout ce qu’ON me dit ! Cet état de fait étant de notoriété publique, ON m’utilise à des fins parfois non louables  tort et à travers.

A quel moment deviens-je stupide ?

Quand je refuse de voir qu’ON  peut me faire faire des choses à l’insu de mon plein gré,

Quand je continue de penser qu’ON ne voulait pas m’utiliser,

Quand je persiste à croire qu’ON a changé,

Quand je ne tire jamais aucune leçon malgré tout ce qu’ON peut faire,

Quand je suis toujours prête à faire confiance à tous les ON que je rencontre,

Quand je me persuade qu’ON a besoin de moi pour être un peu plus heureux.

Malgré tout…

Si je deviens méfiante,

Si je m’interroge systématiquement sur le bien fondé de ce qu’ON me demande,

Si je prends du recul avant de répondre à ce qu’ON me dit…

Je vais perdre toute ma spontanéité,

Je vais devenir aigrie peut-être même,

Je ne vais plus être moi !

En vrai, qu’ON me croit stupide ne me rend pas stupide pour autant je crois…

« N’est stupide que la stupidé »    –    Robert Zemeckis

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