Archives Mensuelles: juin 2013

Vanity Fair

Bien sûr, j’ai acheté le PREMIER numéro de ce grand magazine qui fête ses 100 ans aux Etats-Unis et qui débarque tout juste en France !

Bien sûr, je suis d’ores et déjà abonnée à ce magazine dont je suis  complètement accroc !

Bien sûr, j’ai adoré les articles « mode » !

Bien sûr, j’ai adoré les infos utiles !

Bien sûr, j’ai adoré les infos futiles !

Bien sûr, j’ai adoré les articles de fonds (oui il y en a, un magazine de filles n’est pas nécessairement un magazine pour écervelées !)

Bien sûr, j’ai adoré l’humour qui en ressort !

Bien sûr, j’ai adoré les photos des pubs Hermès, Ralph Lauren, Dolce & Gabbana, Chanel, Armani, Vuitton, Sandro etc… (sincèrement… on voit la différence avec les enseignes dans lesquelles j’ai des cartes de fidélité hein… y a pas à dire… y a photo et … photo !)

Non je ne vous en dirai pas beaucoup plus pour vous donner envie de l’acheter !

Bref… vous l’aurez compris, je viens de trouver un nouveau magazine que je vais chaque mois attendre impatiemment !

Bonne découverte à tous ceux qui se laisseront tenter… pour les autres, auto magazine doit toujours être en vente !

Pas comme ca !

J’ai vu le film « Amour » de Michaël Haneke hier soir.

Ce film est un drame (je confirme !) sorti en 2012. Ce film nous parle évidement d’un amour inconditionnel, d’un amour sans limite, d’un amour absolu, entre Georges et Anne, deux octogénaires qui, un jour, doivent affronter une épreuve qui va changer leur quotidien et leurs relations : l’attaque cérébrale dont est victime Anne.

C’est un très beau film, triste bien sûr (sinon ça ne serait pas un drame…), Jean-Louis Trintignant (alias Georges) et Emmanuelle Riva (alias Anne) sont extraordinaires dans leurs rôles respectifs, d’une crédibilité totale, étant capables de faire passer toutes sortes d’émotions : de la joie, de la peine, de la douleur, de la nostalgie, de la peur, de la colère …

Ce film est axé sur les difficultés de vivre au quotidien avec une personne qui perd peu à peu ses capacités physiques, mais aussi intellectuelles, et qui fini par être totalement dépendante, une charge pour « l’autre » qui fait le choix d’assumer jusqu’au bout son amour.

Curieusement, ce film fait écho à une conversation que j’ai eu vendredi avec un ami… et je ne crois pas vraiment aux coïncidences quand il y en a trop… peut-être qu’il est temps que je m’exprime haut et fort à ce sujet !

Où est ce que je veux en venir ?

Je veux en venir à ce que je refuse de vivre un jour… le déclin, la dépendance, la souffrance, la maladie, la dégénérescence…

Il m’est insupportable, ne serait ce que d’imaginer, qu’un jour je puisse être victime d’une maladie atroce, handicapante, qui me rende dépendante, qui déclenche la pitié chez les autres (tout en déclenchant la peur et le rejet ne nous le cachons pas !).

Il m’est insupportable également d’imaginer qu’un jour je pourrais être très vieille et dépendante, atteinte de sénilité ou d’Alzheilmer,  n’étant pas capable de reconnaître mes proches, n’étant même plus capable de faire une phrase complète ayant oublié en cours de route ce que je voulais dire, puis dans un éclair de lucidité, ressentir l’humiliation de vivre dans cet état (ouf la sénilité reprend le dessus et doit vite nous faire oublier ce sentiment !)

Non, je ne veux pas mourir comme ça !

Je ne veux pas non plus mourir des suites d’une longue maladie, même si il est toujours précisé « ayant lutté courageusement contre la maladie » dans les avis de presse, juste avant les remerciements à l’équipe médicale « pour sa gentillesse et son dévouement »…

Je veux mourir subitement moi ! Quel que soit mon âge je veux être en pleine possession de mes capacités physiques et intellectuelles. Il n’est pas question que les choses traînent en longueur, laissant en suspend tout mon entourage qui passerait son temps à se demander si « c’est pour aujourd’hui », qui tremblerait à chaque appel un peu tôt ou un peu tard, qui se demanderait si il est bien raisonnable de partir en déplacement / week-end / vacances ? C’est un coup à finir par passer pour une chieuse,  honnêtement y a mieux comme dernière image nan ?

Je précise quand même que je veux j’exige qu’on me mette des chaussures à talons dans mon cercueil (oui j’ai vérifié… ça passe !) et également que je veux j’exige que soient prélevés tous les organes encore en état de fonctionnement afin qu’ils puissent resservir à quelqu’un (je m’affranchis par conséquent de la tâche fastidieuse de la rédaction d’annonces sur Le Bon Coin…).

« Si j’ai l’occasion, j’aimerai mieux mourir de mon vivant »    –    Coluche

Boîte à monstres

Quand ma grande Mini était petite (encore plus petite qu’aujourd’hui quoi), elle était somnambule à tendance terreurs nocturnes. Bon, en vrai, elle est toujours somnambule mais il n’y a plus les hurlements qui vont avec, c’est déjà ça de pas pris; mon sommeil s’en porte beaucoup un peu mieux.

Bref, n’y tenant plus de sa terreur des monstres qui voulaient la dévorer tout crue la nuit, qui venaient perturber son sommeil et ses rêves, qui m’ont littéralement pourri mes nuits, entamant ma bonne humeur naturelle et mon teint de rose fraîche (si, un jour j’ai été comme ça !), j’ai trouvé LA solution : « la boîte à monstres ».

Nous avons donc, toutes les deux, mis au point une machine extrêmement sophistiquée permettant l’absorption de toutes ces créatures instantanément, dès leur apparition dans sa chambre, juste après le passage du marchand de sable.

Soit dit en passant, tant qu’on parle de lui, ce fonctionnaire de marchand de sable… il pourrait un peu respecter ses horaires de temps en temps parce que parfois il est encore plus en retard que les trains de banlieue celui là !

En plus il pourrait avoir suffisamment de conscience professionnelle pour balancer assez de sable pour une nuit complète (le radin quand même, quand on pense à tout ce qu’on paye comme impôts tous les ans…) et comme il laisse la porte ouverte en partant… les monstres peuvent entrer ! Un peu de discernement de sa part serait donc la bienvenue. Mais peut-être qu’il en a tout simplement ras le bol d’être exploité par sa hiérarchie et qu’il sature… dans ce cas je lui conseille vivement d’enfin faire bande commune avec le Père Noël, la Fée Clochette, le Lapin de Pâques et les autres personnages fabuleux et de rejoindre le SPFE (le Syndicat des Personnages Fabuleux Exploités), qu’ils fassent valoir leurs droits et qu’on soit tous un peu plus sereins quant à la certitude de leur passage en temps et en heure et au respect d’une charte de qualité minimum !

Revenons en à nos moutons  (non, pas ceux que l’on compte pour dormir… là aussi y aurait à redire !), « la boîte à monstres »… cette merveille de technologie nous a demandé beaucoup de temps, de réflexion, de mise au point et de minutie mais a fonctionné dès la première mise en marche. J’en profite d’ailleurs pour demander à Morphée d’avoir la diligence d’accepter de m’accueillir à nouveau lorsqu’enfin je parviendrai à retrouver le chemin menant à son refuge (pour rappel j’ai un GPS qui bug !).

J’essaye actuellement de mettre au point une autre boîte… « la boîte à idées noires ». En fait j’hésite encore sur le nom… « la boîte à névroses », « la boîte à angoisses », « la boîtes à pleurs », « la boîte à larmes », « la boîte à peurs »… ou carrément un terme générique : « la boîte je ne vais pas bien », « la boîte je déraille », « la boîte je ne sais pas où je vais mais j’y vais » (ouais… un peu long je suis d’accord…),  faut voir… Ceci dit, j’ai le temps pour trouver le nom, y a rien à faire, elle ne fonctionne pas, les réglages doivent être trop minutieux et moi je ne dois pas l’être assez !

« Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons »     –     André Gide

%d blogueurs aiment cette page :